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La dernière grosse semaine avant Embrun

210 km de vélo, 41 km de course à pied et les derniers enseignements avant d'entrer dans la phase finale de récupération.


La dernière grosse semaine avant Embrun

Cette semaine avait un goût particulier.

Pas parce qu’elle était exceptionnelle.

Pas parce qu’elle contenait la meilleure séance de ma préparation.

Mais parce qu’elle marque une transition.

La fin du travail.

Le début de l’attente.

Du 8 au 14 juin, j’ai accumulé :

  • 210 km de vélo,4 300 m de dénivelé positif, 9h25 sur le vélo
  • 41 km de course à pied, 3h54 de course
  • 1 km de natation

Des chiffres finalement assez simples.

Mais derrière eux, il y a plusieurs mois de préparation.

Des réveils matinaux.

Des sorties longues.

Des séances où tout semblait facile.

Et d’autres beaucoup moins.

Cette semaine a d’ailleurs parfaitement résumé cette préparation.

Mardi, après une mauvaise nuit, la séance de natation a rapidement tourné à l’exercice de patience.

Aucune sensation.

Aucun rythme.

Rien ne semblait vraiment fonctionner.

Il y a quelques temps, j’aurais probablement insisté.

Essayé de forcer les choses.

De sauver la séance à tout prix.

Cette fois, le choix était assez simple.

Faire le minimum.

Accepter que le corps n’était pas disponible ce jour-là.

Et passer à la suite.

À quelques semaines d’Embrun, la confiance se construit parfois davantage en évitant les erreurs qu’en ajoutant quelques longueurs supplémentaires.

Puis il y a eu la sortie de dimanche.

Probablement la séance la plus marquante de la semaine.

Un enchaînement vélo puis course à pied.

Le genre de séance qui permet de se rapprocher un peu plus de la réalité de ce qui m’attend le jour J.

Les dix premiers kilomètres de course se sont plutôt bien passés.

Les jambes répondaient.

Les sensations étaient bonnes.

Puis tout s’est progressivement compliqué.

Plus d’eau.

Un gros coup de chaud.

Une fringale.

Et cette impression de voir l’énergie disparaître kilomètre après kilomètre.

Les pulsations continuaient de grimper alors que le rythme ralentissait.

Sur le moment, ce n’est jamais agréable.

Mais avec un peu de recul, ce sont aussi des séances utiles.

Elles rappellent que l’endurance ne se résume pas à avancer.

Elle repose aussi sur l’alimentation, l’hydratation et la gestion de l’effort.

Mieux vaut apprendre ces leçons maintenant que le jour de la course.

Aujourd’hui, je suis plutôt confiant.

Pas parce que je pense que tout sera facile.

Embrun ne sera pas facile.

Mais parce que j’ai le sentiment d’avoir fait le travail nécessaire pour me donner une chance de vivre une belle journée.

Pas parfaite.

Pas forcément conforme au scénario idéal.

Mais une belle journée malgré tout.

À ce stade, il n’y a plus grand-chose à gagner en ajoutant des kilomètres.

La préparation est derrière moi.

Place à la récupération.

À l’affûtage.

Et à cette période étrange où l’on a simplement envie que le jour J arrive enfin.

Le plus dur est probablement fait.

Maintenant, il faut attendre.