Le creux après Embrun
60 km de vélo, trois sorties à pied de 10 km, une semaine à Malte. Le bilan calme après la ligne d'arrivée d'Embrun, et la motivation qui met du temps à revenir.
Le creux après Embrun
Trois sorties course à pied en trois semaines. Jamais plus de 10 km, toujours en EF.
Une ou deux sorties vélo, tranquilles, Z1/Z2. 60 km au total, à peine 500 m de D+.
C’est le bilan depuis la ligne d’arrivée d’Embrun.
Pas besoin de chercher bien loin l’excuse : la canicule aide.
Mais je sais que ce n’est pas que ça.
La semaine off
On est partis à Malte, en famille, pour les 30 ans de mariage de mes beaux-parents.
La Valette, ses ruelles, sa chaleur qui tape sur la pierre.
Puis Gozo, plus calme, plus lente.
Une sortie kayak, un passage au Blue Lagoon, l’eau bleue et transparente qu’on voit sur toutes les photos.
Bon, entre nous, le Blue Lagoon je l’ai trouvé surcoté. Joli, oui. Mais pas de quoi en faire une religion.
Une semaine chill. Une vraie coupure.
Sauf qu’à aucun moment je n’ai eu envie de courir.
Il faisait trop chaud. Tout le temps.
Et honnêtement, ça m’arrangeait bien de ne pas avoir à me le demander.
Le retour, et rien
Retour à la maison. Retour à la routine.
Et la motivation n’est pas revenue avec les valises.
Je regarde mes séances programmées, je les décale.
Je me dis “demain, il fera moins chaud.”
Le lendemain, il fait pareil.
Trois EF posées là, sans conviction, juste pour ne pas perdre complètement le fil.
Le vélo, seulement quand la tête va bien et que la chaleur laisse un peu de répit.
Je ne me flagelle pas pour autant. Après un objectif comme Embrun, ce genre de creux, je sais que c’est normal.
Mais je le vis quand même un peu différemment cette fois.
Ce que j’en fais
Pas de plan miracle.
Je n’essaie pas de me forcer à retrouver l’envie à coups de séances imposées.
Je laisse la chaleur retomber, je laisse la tête se reposer un peu.
Et je sais qu’il y a Copenhague qui arrive, avec la question du marathon et du moment pour attaquer la prépa.
Ça, c’est le prochain chapitre.
Pour l’instant, c’est juste ça : un creux, assumé, sans grande morale à en tirer.
Ça fait partie du chemin aussi.